J'écoute : Ella, Billie, Diana... Et Josh Rouse!
Je lis : "Ce que je sais", d'Andrew Cowan, "Les Morts solitaires" de Michael Marshall, "Le prophète blanc" de Robin Hobb
Je joue : à Animal Crossing : Wild World
Je mange : ça m'arrive...
Je bois : pour le plaisir, pour cette douceur qui m'enveloppe un peu plus à chaque gorgée, m'entrainant loin de ce monstre gris et pluvieux...
Je cite : "Je suis un papillon, d'une espèce bizarre, volant légèrement de travers au gré du vent."
Je pense : aux différents visages de l'amour...
Je rêve : à de belles et coquines rencontres?
(mis à jour mardi 2 décembre 2008 à 11:05)

02/05/2007

02/05/07 - 14:22

Voilà ce qui nous attend…

Si nous n’y prenons pas garde !



« Globalia […] est une démocratie idéale.Chacun y est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c'est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. La plus grande menace sur la liberté, c’est la liberté elle-même. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité, c’est la liberté. La sécurité, c’est la protection. La protection, c’est la surveillance. La surveillance, c’est la liberté. […] La protection, ce sont les limites. Les limites, c’est la liberté. »

« La majorité, ici comme dans toute la population, était composée de gens âgés. Dans la terminologie en vigueur, on avait le devoir de les appeler des ‘personnes de grand avenir’. »

« En Globalia, les années étaient comptées de 0 à 60, puis on reprenait de nouveau à zéro. Ce système, inspiré du décompte des secondes et des minutes, avait beaucoup d’avantages. Il permettait aux personnes de grand avenir de se libérer de l’affreuse indiscrétion qu’était auparavant une date de naissance. Être né en 12 quand on était en 22 pouvait signifier qu’on avait dix ans ou soixante-dix ou cent trente. De plus, cela rappelait à chacun que Globalia n’avait pas d’origine, que ce monde avait toujours existé et existerait toujours au rythme de ces lentes pulsations de soixante années recommencées à l’infini. »

« Dans le jargon du nouveau droit social, les plus grandes garanties étaient assurées aux salariés. Aucune sanction ne devait porter un nom à connotation négative ou insultante. Ainsi, on disait ‘accélérer la carrière de quelqu’un’ pour désigner ce que, dans la langue familière, on continuait d’appeler ‘le mettre à la porte’. Une ‘forte accélération de carrière’ supposait l’inaptitude définitive du sujet à remplir quelque fonction que ce fût dans ce secteur. C’était une manière en effet d’accélérer à ce point une carrière qu’elle était portée, en un instant, à son terme définitif. »

commentaires

02/05/07 - 14:30

merci bcp pour ce livre ! je cours l'acheter la prochaine fois ! :-)

02/05/07 - 16:01

Ca a l'air intéressant.

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